Une paroisse ce n’est pas seulement un clocher qui monte vers le ciel, un nom qui deviendrait banal s’il n’était pas animé par des paroissiens, c’est un coeur qui bat au rythme des siècles, des ans et des jours.
1671 Début de la mission à Rivière-des-Prairies. Les missionnaires de Lachine venaient en canot pour célébrer les offices dans les maisons des colons.
1973 Messire François Séguenot, Sulpicien à qui l’on confia la mission de la Pointe-aux-Trembles devint l’unique desservant de toute la partie « Est de l’Île de Montreal »
1687 Les registres de la paroisse St-Joseph commencent cette année-là. Michel Barthélémy Sulpicien, l’a desservie avec le dessein de l’établir et de l’ériger en paroisse, avec le secours des Sulpiciens. Il avait commencé une église de pierre à 4 arpents de l’église actuelle. La guerre déclarée par les Iroquois fut cause qu’on abandonna l’entreprise et la côte fut desservie comme une mission par les curés de la Pointe-aux-Trembles.
1702 Le 25 octobre, le séminaire de St-Sulpice de Montréal, concède au curé de la paroisse une terre de 4 arpents sur 20 arpents.
1704 M. le curé Chaineau a commencé à établir la paroisse et construire l’église sur le terrain où elle est aujourd’hui. Une église de bois à l’honneur de Saint-Joseph et un presbytère.
1708 Une première église en pierre fut commencée par M. François citoyen de Chaumaux prêtre et curé de la paroisse, en 1711 le 8 novembre elle fut achevée. Elle fut bénite le même jour par M. de Belmont grand vicaire et supérieur de Montréal à Ville-Marie
1716 Reconstruction de l’église qui menaçait ruine par les efforts de la gelée qui avait fait fendre tous les murs. Entreprise commencée le 22 mai 1976 et finie le 18 octobre, bénie le jour même par M. Séguenot Prêtre du Séminaire de St-Sulpice. M. de Belmont bienfaiteur de l’église fit bâtir et rebâtir à ses dépens, soit 4000 livres. Les habitants de la côte n’ont rien déboursé.
1775 De 1775 à 1796, la paroisse St-Joseph n’ayant pu obtenir de curés résidents, les curés du Sault-au-Récollet s’en chargèrent comme une desserte en alternant avec leur paroisse, pour les offices et le ministère du dimanche.
1790 Chute du clocher – un grand coup de vent l’a soulevé et l’a fait tomber tout d’une pièce dans le cimetière qui se trouvait à côté de l’église. La cloche n’a pas de mal, on a déterré la croix par morceau, le bout de la flèche à porté sur la muraille du cimetière et a fait une brèche de la grandeur d’une table.
1873 M. Alfred Toupin curé de la paroisse St-Joseph, prête l’argent nécessaire pour aider à bâtir le presbytère afin de loger le curé convenablement à l’automne.
1875 M. le curé est autorisé par la fabrique à louer la maison d’école, pour une chapelle, puisque la vieille église doit être démolie pour être remplacée par une neuve. L’église Saint-Joseph actuelle est l’oeuvre de Victor Bourgeau architecte et de François Archambault fils entrepreneur.
De style néogothique sobre (le néogothique ressemble au gothique ancien style ogivale d’Europe du XIIe siècle) de plan rectangulaire de 90 pieds par 40 pieds, la façade est de pierres de taille bossées, la pierre angulaire (pierre fondamentale formant l’angle du bâtiment) est marquée d’une croix et a été bénite par messire Pierre Leblanc prêtre chanoine de la cathédrale, le 21 juillet 1875.
Il a été déposé dans la dite pierre, qui se trouve être la douzième en partant du cordon du côté du presbytère. Cette pierre renferme des documents concernant la bâtisse de l’église, les noms de la plupart des paroissiens et quelques pièces de monnaie, le tout enfermé dans un flacon fermé à l’émery et muni du sceau du curé Toupin prêtre curé.Les autres murs sont de moellons de pierre (pierre de dimension moyenne) Les ouvertures ogivales en arc diagonal et l’oeil de boeuf en forme de trèfle.

L’intérieur – La voûte à la charpente de bois est apparentée au style gothique anglais.

La bénédiction de l’église eut lieu le 30 décembre 1875.

1876 L’église est remarquable par son clocher exceptionnel en flèche élancée. C’est le 23 juin, vers 5 heures de l’après-midi que la croix fut posée, ce jour était la fête du Sacré-Coeur de Jésus. Avant de monter la croix, le curé en a fait la bénédiction et un bon nombre de personnes sont venues l’embrassr pour la dernière fois. Les ouvriers qui l’ont posée sont: Camille Magnan contremaître agissant pout l’entrepreneur François Archambault, Aristide Magnan, Joseph et Médor Bourque.

Finition de l’intérieur de la sacristie et des parties adjacentes afin d’avoir un lieu convenable pour garder le Saint-Sacrement et pour loger les effets de la fabrique. Installation d’un mur pour la cimetière entrepreneur Joseph Galipeau.

 

1879 Le 2 janvier, évaluation de la nouvelle église, au montant de $12,000, le presbytère $1,800 et les autres dépendances $1,000 par M. Eugène Desmarais prêtre curé de la paroisse de l’enfant Jésus de la Pointe-aux-Trembles et M. Camille Magnan menuisier de la paroisse de l’Assomption.
1882 Agrandissement du cimetière qui prendra tout le terrain vacant depuis le vieux jusqu’au coin nord-ouest de la sacristie. Réparation de la clôture du vieux cimetière et du charnier endommagé par les voleur de cadavres (Servant pour étudier la médecine)
1910 Déménagement du cimetière qui occupait le côté gauche et un peu sur le devant de l’église et qui était entouré d’une muraille de pierre, il fut déménagé sur le coteau à sa place actuelle.
1919 On érige la statue du Sacré-Coeur, le bas relief du socle signale la première messe dite sur le bord de la rivière Des Prairies.
1956 Le Cardinal Paul-Émile Léger bénit le carillon de notre église. George Fleury était curé de la paroisse.
1962-1964 Intérieur de l’église: les modifications furent apportées dans le cadre dur Renouveau Liturgique, sous la direction de l’architecte André Ritchot.
1972 Le maître-autel: Model d’un tombeau pour mieux symboliser le sacrifice du Christ, 5 bas-reliefs ornent la façade et rappellent une scène évangélique. (La parabole du bon Samaritain)(la résurrection de Lazare)(Le Seigneur est le Bon Pasteur)(Le Ressuscité avec ses Apôtres)(La Samaritaine au puits de Jacob) Ces sculptures sont l’oeuvre du sculpteur O. Gratton et proviennent de l’église Ste-Catherine d’Alexandrie, démolie en 1973.

Ces sculptures encadrées dans un autel en chêne grâce au maître-artisan Roger Dallaire de Ste-Thérèse, selon les plans dessinés par M. Claude Beaulieu architecte et membre de Comité d’art sacré de Montréal.L’ambon: Lieu de proclamation de la Parole, suffisamment élevé et plus orné qu’un lutrin est remarquable par l’harmonie de ses lignes. Deux statues du Sauveur et de Jean-Baptiste surmontées d’enjolivements très souples, viennent ajouter à la richesse du meuble. L’Évangile selon St-Mathieu symbolisé par un ange, selon St-Marc symbolisé par un lion, selon St-Luc symbolisé par le taureau et selon St-Jean symbolisé par l’aigle.

 

1973 Les chandeliers et le cierge pascal
1974 Le tabernacle et le retable sont en harmonie avec celui de l’autel; sa forme ogivale fait penser à une cathédrale en miniature. Architecte Claude Beaulieu et l’artiste-ébeniste Roger Dallaire.La réalisation de cet ensemble a été possible grâce au premier Comité des Fêtes Centennales sous la direction de Mme Cécile Bérubé-Longpré, et à la générosité des paroissiens.
1975 Un nouveau parvis tout de granit est venu remplacer un perron de ciment fortement endommagé par les intempéries. Coût: $28,000.
1977-1978 Confection et installation des trois vestibules intérieurs par l’artiste Roger Dallaire.
1992 L’ensemble fait partie du site patrimonial du Vieux Village de Rivière-des-Prairies, sanctionné par la ville de Montréal.